Pour que la culpabilité n'offense jamais le pardon...
Vernis à Lèvres - 3303-ZeVeryvery Laque #CharlaynBeauty
Dernièrement mon esprit divaguait sans retenue (ou presque) quand me sont revenus ces mots : « C’est parce que l’on se sent coupable que l’on croit avoir une dette infinie au regard de ce que l’on a reçu »
Sans doute influencée par le parfum fleuri et le goût chocolaté de la Saint Valentin, je me suis interrogée sur l’impact du poids de la culpabilité sur le désir sincère de réparer une amitié malmenée, un amour blessé.
Quid des honorables intentions quand elles sont prises au piège d’un trop lourd et tenace sentiment de culpabilité ?
N'allez surtout pas croire que je prône l’arrogance au mépris de la peine infligée. Toute blessure impose d’indispensables excuses plates, sincères sans retenue avant que d’obtenir la délivrance d’une frileuse quarantaine.
Une juste dose de culpabilité est concevable quand le pacte de sincérité a été entaché, la confiance dégradée et l’intégrité des sentiments entamée.
Mais quand la promesse du pardon humblement imploré se dessine, il faut prendre la mesure du signal fort envoyé et entendre que malgré la douleur, le désir d’aimer résiste autant que l’espoir que la magie opère encore.
N’espérez pas que je vous délivre une recette universelle. L’affaire est trop délicate. La douleur à la suite d’une blessure portée par une trahison, un jeu de dupe ou un mensonge dépend autant de la sensibilité propre à l’être bafoué que de la densité du lien entre les protagonistes.
La subtile prescription à administrer ne pourra être efficace que si la posologie est ultra personnalisée. Mais qu’aucune partie fautive ne perde espoir. Au-delà des pertes, si a minima une infime trace d’un véritable amour survit au chaos, elle suffira pour envisager un possible avenir.
Après la sidération et le rejet, le salut tient en la capacité de l’un à implorer le pardon et à la générosité de l’autre à y consentir. Mais pour que s’ouvre en grand le champ des possibles, il faut impérativement que le coupable renonce à la paralysie d’une flagellation excessive pour oser se réinventer en capitalisant sur la bienveillance qui a mené l’autre au pardon
Cette démarche constructive soulage et favorise le juste recalibrage de la dette dont on se sait redevable. Tandis que se consumer en remord aggrave la souffrance, entrave la dynamique du pardon et sclérose l’estime de soi ; ce qui n’est présage d’aucune heureuse perspective.
Aucune robe rapiécée ne retrouve sa superbe. Il faut du neuf, de l’inédit pour surprendre et reconquérir. Rien n’est plus généreux qu’un coeur qui se libère. Rien n’est plus réceptif qu’un coeur qui réapprend la joie.
Un avenir heureux se dessine dans un présent bien vécu. Plutôt que de risquer de tout perdre en restant enchainé aux défaillances passées il est primordial de décider de conjuguer au temps présent le verbe réinventer.
Cette perspective libère tout le potentiel dont dispose les humains pour changer le poison en remède pour ainsi créer du bonheur augmenté
Je n’en dirai pas plus, je suis curieuse de découvrir comment mes mots resonnent en vous…