Pour que dure l'amour après les fleurs et le chocolat...

Vernis à Lèvres - 3316-ZeVeryvery Laque #CharlaynBeauty

Cette année sans céder à l’ivresse de la saint Valentin, mon coeur et ma raison se sont accordés pour réfléchir à ce qui en amour est essentiel.

Mon âge me menant aux deux tiers du parcours, je suis saisie par l’absolue nécessité que mes actes soient authentiques pour créer de la valeur. Tout ce qui se nourrit de paraître, de superficiel me révulse et sans concession je ne veux ni ne peux me contenter de tièdes émotions.

N’allez pas imaginer que j’ai perdu de ma candeur, ma légèreté d’être, du goût pour la frivolité et les plaisirs peu avouables. En amour je conserve intacte mon appétence sans réserve pour l’expression romantique. Toutefois, au-delà du pétillement de l’instant amoureux, me reste mon exigeante lucidité.

Que restera-t-il au matin du 15 février après l’effluve du parfum des roses, l’effervescence chocolatée et l’exultation des corps ?

Puisqu’au réveil du jour d’après, la quotidienne réalité reprendra ses droits, comment perdurera l’enchantement pour qu’au cours des prochains trois cent soixante-quatre jours demeurent le goût du désir et l’envie de l’autre ?

N’espérez pas de ma part une méthode universelle. Le sujet est bien trop complexe, trop intime pour que vaille une seule réponse.

Chaque amour né du mélange des émotions et sentiments de l’un ou l’autre de nos duos, a sa dynamique propre résultant de la sensibilité, la volonté, la créativité, l’habilité et le désir de deux êtres uniques, au demeurant si semblables en quête chacun du même essentiel : un bonheur partagé.

Il n’existe pas vraiment de règle pour que dure l’amour plus que le temps des roses, cependant comprendre d’une part que le véritable amour ne peut s’épanouir sans compassion et d’autre part que la compassion se nourrit de courage devrait permettre de soigner nombre de nos maux d’amour.

J’ai compris que pour aimer encore et encore l’autre, Il faut d’abord s’aimer soi-même dans ses grandeurs autant que dans ses faiblesses. Pour savoir aimer il faut un coeur compatissant.

Sans compassion comment se reconnaître en l’autre quand se manifeste le kaléidoscope des différences de cet être que l’on aimait aveuglement si fort ; quand la sidération remplace l’agacement ; et que sournoisement le doute engendre la nécessité d’une mise à distance.

Mais quand la compassion s’arme de courage on persévère avec pugnacité. Chacun préserve l’essentiel en apprenant de l’impact de l’expression parfois malhabile des différences.

Il faut du courage pour s’éduquer et s’exercer à la compassion. Rien n’est jamais acquis, tout reste impermanent, humainement imparfait. Mais c’est en cet exercice payant que la magie opère.

A s’efforcer à aimer l’autre on se révèle à soi-même. On se polit en se frottant aux aspérités de cet autre. Et ainsi l’éalnde la Saint-Valentin persiste, avec les déconvenues, les aléas mais aussi les bulles de joies partagées. La vie en commun s’étire ponctuée de moments chocolatés et fleuris.

C’est en vrai ce que je crois après l’avoir appris de l’expérience. Alors je vous le livre en brut afin qu’aussi vous et moi apprenions à nous aimer…

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